Commentarius in Psalmum CXXXII
Commentaire sur le psaume 132
Commentaire exégétique consacré au psaume « Ecce quam bonum », qui médite notamment l’unité fraternelle et la vie commune.
XIIe siècle · Abbaye Saint-Florentin · Bonneval
Abbé bénédictin, exégète, théologien et hagiographe
Également appelé Ernaud, Ernald ou Arnold, Arnaud de Bonneval appartient au milieu intellectuel et ecclésiastique qui entoure l’Église de Chartres. Ami de saint Bernard de Clairvaux, il gouverne l’abbaye Saint-Florentin de Bonneval pendant près de trente ans.
Découvrir sa vieSaint-Florentin
Arnaud dirige un monastère bénédictin situé sur une île du Loir, dans le diocèse de Chartres. Son abbatiat se déroule dans une région éprouvée par les guerres, les déprédations féodales et la reconstruction des domaines monastiques.
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Ni la date ni le lieu de naissance d’Arnaud ne sont connus. La date « vers 1100 » reste une approximation et son abbaye de profession n’est pas établie : Saint-Florentin de Bonneval, Marmoutier et Saint-Père de Chartres ont été proposés.
Une charte du 16 août 1129 le qualifie déjà d’abbé de Bonneval. Son abbatiat commence donc probablement cette année-là et se poursuit jusque vers 1159. Dès 1130, il fait reconnaître plusieurs droits de l’abbaye. En 1132 ou 1133, l’incendie de la ville de Bonneval par les troupes royales frappe durement l’économie locale, bien que l’abbaye soit épargnée.
Dans les années suivantes, Arnaud accompagne la restauration de Bonneval et défend ses possessions contre les prétentions seigneuriales. En 1141, il obtient d’Érard IV du Puiset qu’il renonce à ses prétendus droits sur Cormainville. En 1144, le pape Lucius II place plusieurs prieurés de Bonneval sous sa protection.
Après un voyage à Rome en 1158, Arnaud demande à être libéré du gouvernement de l’abbaye. Gottschalk lui succède vers 1159 ou 1160. La date et le lieu de sa mort restent inconnus ; elle doit probablement être située après 1159, peut-être vers 1160–1162.
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Commentaire exégétique consacré au psaume « Ecce quam bonum », qui médite notamment l’unité fraternelle et la vie commune.
Traité sur l’œuvre créatrice de Dieu au cours des six jours de la Création, associant lecture biblique et réflexion théologique.
Réflexion sur les dons de l’Esprit Saint et leur action dans la vie spirituelle et la restauration de l’homme par la grâce.
Ensemble théologique centré sur les grands mystères de l’œuvre du Christ, notamment l’Incarnation, la Passion, l’Eucharistie et la Résurrection.
Méditation sur les sept paroles prononcées par le Christ en croix et sur leur portée spirituelle.
Texte marial consacré à la Vierge Marie, à sa place dans le mystère de l’Incarnation et à sa louange.
Deuxième livre de la première Vie de Bernard de Clairvaux, consacré principalement aux années 1130–1145 et à son action dans les affaires de l’Église.
Commentaire du livre d’Isaïe encore inédit, attribué à Arnaud.
Texte encore inédit consacré aux Béatitudes, également attribué à Arnaud.
Les Meditationes autrefois publiées sous son nom dans la Patrologie latine sont aujourd’hui attribuées à Drogon de Reims.
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La connaissance actuelle d’Arnaud repose sur les chartes de son abbatiat, sa correspondance indirecte, les manuscrits de ses œuvres et plusieurs études modernes. Parmi les références principales figurent Richard U. Smith Jr., Guy-Marie Oury, l’Histoire littéraire de la France, Joseph-Marie Canivez et l’édition de la Vie de saint Bernard dans Sources chrétiennes 619 (2022).
Le De cardinalibus operibus Christi connut une histoire particulièrement complexe : longtemps attribué à saint Cyprien de Carthage et publié sous son nom dès 1500, il fut finalement restitué à Arnaud grâce aux manuscrits médiévaux. Ses écrits circulèrent dans les milieux bénédictins, cisterciens et anglais.
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Arnaud assista probablement au concile d’Étampes de 1130, où Innocent II fut reconnu contre Anaclet II. Cette rencontre pourrait être à l’origine de ses relations avec Bernard de Clairvaux. Il admirait la pauvreté et la simplicité de Clairvaux, sans qu’aucune preuve montre qu’il ait voulu transformer Bonneval en monastère cistercien.
Après la mort de Bernard en 1153, Geoffroy d’Auxerre demande à Arnaud de poursuivre la biographie commencée par Guillaume de Saint-Thierry. Arnaud rédige probablement entre 1153 et 1155 le livre II de la Vita prima, couvrant principalement les années 1130–1145 : schisme d’Anaclet II, action en faveur d’Innocent II, missions de Bernard et conflits politiques. La Vita prima devint un document fondamental du procès de canonisation de Bernard.
Ses œuvres révèlent une connaissance de la Bible, d’Augustin, de Grégoire le Grand, de la grammaire, de la dialectique, du platonisme et du quadrivium. Arnaud apparaît comme une figure de liaison : bénédictin traditionnel mais admirateur de Clairvaux, homme des écoles mais défenseur de la connaissance monastique.
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Ce projet documentaire présente Arnaud de Bonneval en distinguant autant que possible les faits attestés, les hypothèses historiques et les traditions tardives. Les rubriques sont appelées à être enrichies par les textes latins, traductions, manuscrits et travaux scientifiques disponibles.
Références de départ : Richard U. Smith Jr., The Liber de cardinalibus Christi domini nostri operibus… (1991) ; Guy-Marie Oury, « Recherches sur Ernaud, abbé de Bonneval, historien de saint Bernard » (1977) ; Histoire littéraire de la France, t. XII ; Joseph-Marie Canivez, « Arnaud de Bonneval » ; Guillaume de Saint-Thierry et Arnaud de Bonneval, Vie de saint Bernard — Vita prima, Sources chrétiennes 619 (2022) ; Biblissima.