Œuvres d’Arnaud de Bonneval

Place dans la théologie du XIIe siècle, apports propres, réception jusqu’à nos jours et étude développée d’une mariologie parmi les plus audacieuses de son temps.

Étude et catalogue commenté

L’œuvre d’Arnaud de Bonneval appartient au moment où la théologie latine du XIIe siècle transforme profondément ses méthodes sans rompre encore avec la culture des Pères. Arnaud lit la Bible en moine, utilise les instruments des écoles et organise toute sa réflexion autour de l’œuvre du Christ. Sa singularité tient moins à l’invention de notions isolées qu’à leur puissante mise en relation : création et recréation, sacrement et conversion intérieure, Croix et Résurrection, maternité divine et coopération de Marie. Plusieurs de ses formulations ont connu une postérité considérable alors même que son nom disparaissait derrière ceux de Cyprien ou de Bernard de Clairvaux.Smith, Leclercq, PL 189

Centre de l’œuvreLe Christ et la restauration de l’être humain
MéthodeExégèse monastique enrichie par les arts scolaires
Apport marialCompassion, offrande spirituelle et double intercession
PostéritéHagiographie, théologie eucharistique et iconographie

Une œuvre à la charnière de deux cultures théologiques

Au temps d’Arnaud, les monastères ne détiennent plus seuls l’initiative intellectuelle. Autour des cathédrales et des écoles urbaines se développent la dialectique, la construction méthodique des questions et le goût de l’ordonnance rationnelle. La théologie dite « monastique » continue cependant de privilégier la lecture priante de l’Écriture, l’assimilation des Pères, la liturgie et la transformation spirituelle du lecteur. Opposer brutalement ces deux mondes serait trompeur : Arnaud en montre précisément la porosité.

Ses œuvres révèlent la Bible, Augustin et Grégoire le Grand, mais aussi la grammaire, la dialectique, le platonisme, le quadrivium et certaines traditions liées au Pseudo-Denys. Proche des milieux chartrains sans que l’on puisse prouver qu’il fut élève de l’école cathédrale, il ordonne et distingue avec une rigueur qui rappelle les écoles ; pourtant, la finalité demeure monastique. Savoir ne suffit pas : mémoire, intelligence et volonté doivent être réunifiées par la grâce. La vraie science est celle de l’humilité et le monastère reste l’école où la connaissance devient conversion.Smith, Leclercq, Canivez

Cette position intermédiaire constitue un premier apport propre. Arnaud ne rejette pas les nouveaux outils intellectuels et ne laisse pas non plus la théologie devenir un exercice autonome. Il les intègre à une vision unifiée de l’histoire du salut : tout part de Dieu, se manifeste dans le Christ et revient à Dieu par la restauration de l’homme.

Écriture, création et vie monastique

Le De operibus sex dierum s’inscrit dans la longue tradition des Hexaémérons, commentaires des six jours de la Création. Au XIIe siècle, la Genèse attire particulièrement les penseurs, notamment dans les milieux chartrains, parce qu’elle permet d’interroger l’ordre du monde, les rapports entre cause divine et réalités créées, ainsi que la place de l’être humain. Arnaud participe à ce mouvement tout en conservant une visée spirituelle : comprendre la création doit conduire à la recréation intérieure.Parker MS 103, manuscrit du XIIe siècle

La préface du traité, transmise aussi séparément, réfléchit à l’origine et à l’autorité des écrits sacrés. Elle manifeste l’intérêt d’Arnaud pour la culture lettrée et pour la relation entre les lettres humaines et l’Écriture. Le Commentarius in Psalmum CXXXII, consacré au psaume « Voici qu’il est bon et doux pour des frères d’habiter ensemble », ramène cette exégèse à son lieu vital : la communauté monastique. L’unité fraternelle n’est pas pour lui un simple thème moral ; elle rend visible l’ordre que la grâce rétablit dans les personnes et dans l’Église.

Le De donis Spiritus Sancti complète cette anthropologie. Les dons de l’Esprit ne s’ajoutent pas extérieurement à l’homme : ils guérissent et réordonnent ses puissances. On retrouve ici l’empreinte augustinienne d’Arnaud, qui pense ensemble intelligence, mémoire et volonté. Cette cohérence entre cosmologie, exégèse et vie spirituelle distingue son corpus de recueils seulement juxtaposés.

Le De cardinalibus : une synthèse centrée sur l’œuvre du Christ

Le De cardinalibus operibus Christi est l’ouvrage qui donne le plus clairement l’architecture de sa théologie. En douze traités ou sections, Arnaud suit les « œuvres principales » du Christ : les mystères de l’Incarnation, de la Passion, de l’Eucharistie, de la Résurrection et du don de l’Esprit forment une seule économie de restauration. Le Christ n’est pas seulement le sujet d’un traité parmi d’autres ; il est le principe d’unité de l’ensemble.

Arnaud relie constamment l’événement historique, le sacrement célébré et son accomplissement dans l’âme. L’Incarnation restaure l’accès à Dieu ; la Croix vainc le péché ; l’Eucharistie communique ce qui a été accompli ; la Résurrection ouvre la vie nouvelle ; l’Esprit rend l’homme capable d’y participer. Cette façon de nouer doctrine et expérience spirituelle est caractéristique de son apport : les mystères du Christ ne sont jamais réduits à des objets de savoir.

Le destin du traité a paradoxalement amplifié son influence tout en effaçant son auteur. Imprimé dès 1500 parmi les œuvres de Cyprien de Carthage, il fut lu comme une autorité patristique. Érasme douta de l’attribution sans rejeter la valeur du texte. Au XVIe siècle, John Fisher, Œcolampade, Mélanchthon, Thomas Cranmer, Stephen Gardiner et, plus tard, Richard Hooker mobilisèrent son chapitre sur la Cène dans les controverses eucharistiques. Une traduction anglaise manuscrite de l’évêque Thomas Watson témoigne encore de cette réception. La critique moderne a rendu le traité à Arnaud, révélant qu’un auteur du XIIe siècle avait été involontairement installé au cœur des débats de la Réforme.Smith, Smith 1994, Smith 1993

Eucharistie, sacrement et transformation

La théologie eucharistique du XIIe siècle se développe après la controverse de Bérenger de Tours : elle cherche à préciser la présence du Christ, l’efficacité du sacrement et la relation entre le signe visible et la réalité reçue. Arnaud connaît le vocabulaire augustinien du sacramentum et de la res sacramenti, mais son intérêt ne se limite pas au mode de présence. Il insiste sur la fonction salvifique et transformatrice de l’Eucharistie.

Le banquet eucharistique est nourriture, douceur et santé de l’âme ; le même Christ est reçu sous le voile sacramentel sur terre et sera contemplé sans voile dans le ciel. L’action extérieure du ministre demeure subordonnée à l’action de Dieu : l’Esprit seul remet intérieurement les péchés et donne la grâce signifiée. Arnaud unit ainsi réalisme sacramentel, primauté de l’action divine et participation intérieure du fidèle.Macy, Smith 1994

Son importance actuelle est double. Il documente une étape de la théologie eucharistique antérieure aux grandes synthèses scolastiques et montre que les débats ultérieurs ne peuvent être compris par une opposition simpliste entre symbole et réalité. Il permet aussi d’étudier la manière dont un texte change de statut lorsqu’une fausse attribution patristique lui confère une autorité étrangère à son contexte d’origine.

La Passion contemplée à la lumière de la victoire

Le De septem verbis Domini in cruce appartient à l’essor, au XIIe siècle, d’une contemplation plus affective de l’humanité du Christ. Arnaud médite les paroles de Jésus en croix sans s’arrêter à la seule douleur. La Passion est déjà tendue vers la Résurrection : le crucifié est victorieux, le pardon est offert et la mort devient passage.

Ce traité contribue à une littérature qui connaîtra un immense développement à la fin du Moyen Âge. Sa diffusion est attestée par de nombreux manuscrits ; le Harley MS 534 de la British Library l’associe au De operibus sex dierum et à des sermons de Bernard. Un témoin copié vers 1160–1180 transmet ensemble le De septem verbis, le De laudibus et la préface de l’Hexaéméron, preuve d’une réception très proche de la vie d’Arnaud.Harley MS 534, manuscrit du XIIe siècle

L’apport majeur d’Arnaud à la mariologie occidentale

Une mariologie entièrement christologique

Le De laudibus beatae Mariae Virginis est le texte où l’originalité d’Arnaud apparaît avec le plus d’éclat. Il ne construit pas une doctrine de Marie isolée du Christ. La dignité de la Mère découle de la plénitude du Fils ; louer Marie revient à contempler le mystère de l’Incarnation. Elle conçoit le Verbe dans l’esprit par la foi avant de le concevoir dans la chair, thème patristique qu’Arnaud réemploie pour unir écoute, foi et maternité divine.PL 189, texte du De laudibus

Son interprétation biblique multiplie les figures : Marie est tabernacle, arche véritable, demeure du Saint des saints, lieu où les réalités de l’Ancienne Alliance ne sont plus seulement figurées mais présentes dans leur vérité. La virginité corporelle est inséparable de la pureté de l’esprit et de l’obéissance. Arnaud médite longuement la tension entre le dessein virginal de Marie et la Loi ancienne, puis voit dans l’Annonciation la réponse divine qui fait entrer le salut dans l’histoire.

Compassion et offrande au pied de la Croix

La contribution la plus célèbre concerne la présence de Marie au Calvaire. Tandis que les clous et la lance blessent la chair du Christ, la compassion et l’amour maternel blessent son âme. Arnaud ose dire qu’elle est « crucifiée avec lui par son amour ». La volonté du Christ et celle de Marie n’en forment alors qu’une ; tous deux offrent un même holocauste, lui dans le sang de sa chair, elle dans le « sang de son cœur » ou par l’immolation spirituelle.Shoemaker, DDF 2025

Ces formules font d’Arnaud l’un des témoins latins les plus précoces et les plus forts de la coopération de Marie à l’offrande rédemptrice. Elles annoncent des développements médiévaux ultérieurs sur la compassion mariale. Il serait toutefois anachronique de lui attribuer sans précaution la théologie moderne de la « corédemption » : il n’emploie pas ce titre et prend soin d’exclure toute nécessité d’un secours ajouté au Christ.

La limite est explicite et théologiquement décisive. Marie peut penser qu’elle ajouterait quelque chose à l’œuvre commune en mourant avec son Fils ; Arnaud répond aussitôt que Jésus « n’avait pas besoin du secours d’autrui ». Bien plus, le Christ inclut sa propre Mère parmi tous ceux pour lesquels il offre son sang au Père. Marie coopère par la foi, l’amour, la compassion et l’union de sa volonté ; elle ne constitue ni une source parallèle de rédemption ni une rédemptrice indépendante. Cette articulation entre coopération réelle et dépendance radicale à l’égard du Christ explique l’intérêt actuel du texte.

La double intercession

Arnaud donne aussi une formulation extrêmement influente de la médiation d’intercession. L’homme trouve le Fils comme médiateur devant le Père et la Mère comme avocate devant le Fils. Dans une image saisissante, le Christ montre au Père son côté et ses plaies, tandis que Marie montre au Christ la poitrine qui l’a nourri. Les blessures de la Passion et la maternité deviennent deux plaidoyers de miséricorde, strictement ordonnés : Marie prie le Fils, le Fils intercède auprès du Père.Ryan, Bizeau et Noirot

Cette « échelle du salut » ou double intercession a connu une remarquable postérité littéraire et iconographique à partir du XIIIe siècle. Le motif passe dans la prédication, les recueils attribués à Bernard, les psautiers et les représentations du Jugement dernier. Salvador Ryan montre que la mauvaise attribution du passage à Bernard a probablement facilité sa diffusion en Europe, puis jusque dans la poésie religieuse irlandaise. Arnaud apparaît ainsi comme une source déterminante d’une image médiévale durable, même si les voies exactes de sa transmission restent discutées.

Royauté, union au Fils et prudence sur l’Assomption

Le traité appelle Marie « maîtresse » parce que le Christ est Seigneur et la place au-dessus des créatures et des anges. Arnaud parle avec audace de l’unité de chair, d’esprit et de charité entre la Mère et le Fils, ainsi que d’une gloire devenue inséparable. Ces expressions ne signifient pas égalité de nature : tout ce que Marie possède lui vient du Christ et de la grâce.

Son langage très élevé reste accompagné d’une remarquable prudence. À propos de la fin terrestre de Marie, il affirme qu’elle est auprès du Christ, mais reconnaît que l’Écriture canonique ne précise pas si son élévation eut lieu avec ou sans son corps. Il distingue donc la certitude de sa béatitude de ce que la source biblique ne permet pas, selon lui, de déterminer. Cette combinaison d’enthousiasme dévotionnel et de réserve critique est un trait important de sa méthode.

Pourquoi cette mariologie compte encore

En 2025, la note doctrinale Mater Populi fidelis du Dicastère pour la Doctrine de la Foi a cité précisément Arnaud dans son parcours historique de la coopération de Marie au sacrifice du Christ. Cette référence récente ne transforme pas chaque formule du De laudibus en énoncé magistériel ; elle confirme en revanche que le texte est aujourd’hui encore un témoin significatif pour comprendre comment l’Occident latin a articulé la participation de Marie, sa subordination au Sauveur et sa maternité ecclésiale.DDF 2025

La Vita prima : théologie de l’histoire et mémoire de Bernard

Le livre II de la Vita prima sancti Bernardi donne accès à un autre aspect du talent d’Arnaud. Il raconte surtout les années 1130–1145 : schisme d’Anaclet II, action de Bernard pour Innocent II, missions en France, en Allemagne et en Italie, conflits politiques et miracles. L’auteur dispose d’informations issues des réseaux chartrains et épiscopaux ; il ne se contente pourtant pas de juxtaposer des faits. Il les interprète comme une histoire providentielle où Bernard devient l’instrument de l’unité de l’Église.

Cette lecture impose une critique historique — l’hagiographie sélectionne, amplifie et ordonne — mais elle possède une valeur irremplaçable. Arnaud est contemporain, proche de témoins et acteur du même monde ecclésiastique. La publication moderne des livres I et II dans la collection Sources chrétiennes 619, avec texte critique, traduction et apparat, rend aujourd’hui son travail directement accessible à la recherche. La Vita prima reste une source fondamentale à la fois sur Bernard, sur le schisme de 1130 et sur la fabrication médiévale de la sainteté.SC 619, Oury

Importance actuelle et limites du corpus

Arnaud intéresse aujourd’hui au moins cinq domaines : l’histoire de l’exégèse du XIIe siècle ; les rapports entre culture monastique et naissance de la scolastique ; la théologie de l’Eucharistie ; l’hagiographie bernardine ; enfin, la mariologie et l’histoire des images religieuses. Son œuvre aide aussi la critique des attributions : le nom de Cyprien a longtemps masqué le De cardinalibus, celui de Bernard a recouvert certains passages mariaux, tandis que les Meditationes autrefois données à Arnaud sont désormais attribuées à Drogon de Reims.

La recherche reste inachevée. Plusieurs traités ne disposent pas d’édition critique moderne ; le recensement des manuscrits est incomplet ; l’Expositio super Isaiam et le De beatitudinibus demeurent inédits ou insuffisamment étudiés. Il faut donc distinguer le corpus solidement attesté, les attributions probables et les œuvres seulement signalées. L’importance actuelle d’Arnaud tient précisément à ce double constat : des textes réellement influents ont été longtemps lus sous d’autres noms, et une part de son œuvre propre attend encore d’être éditée.

Les Meditationes publiées autrefois sous son nom dans la Patrologie latine sont aujourd’hui attribuées à Drogon de Reims. Les titres modernes de « premier théologien de la corédemption » ou de « cistercien » ne sont pas repris comme des faits : ils simplifient excessivement les textes et l’appartenance bénédictine d’Arnaud.

Sources de cette introduction

Textes, éditions et manuscrits

  1. Arnaud de Bonneval, œuvres dans J.-P. Migne (éd.), Patrologiae cursus completus, Series latina, t. 189, Paris, 1854, notamment col. 1515–1734. Volume numérisé sur Gallica.
  2. Arnaud de Bonneval, De laudibus beatae Mariae Virginis, texte latin PL 189, col. 1725–1734, confronté à la traduction française présentée sur ce site. Présentation du traité.
  3. Guillaume de Saint-Thierry et Arnaud de Bonneval, Vie de saint Bernard — Vita prima, livres I–II, éd. et trad. Raffaele Fassetta, Sources chrétiennes 619, Paris, Cerf, 2022. Notice HISOMA–CNRS.
  4. British Library, Harley MS 534, témoin du De operibus sex dierum et du De septem verbis, fin du XIIe ou début du XIIIe siècle.
  5. Cambridge, Corpus Christi College, Parker MS 103, notamment le De operibus sex dierum.
  6. Description d’un manuscrit français copié vers 1160–1180, contenant trois textes d’Arnaud et une bibliographie codicologique.

Études historiques et théologiques

  1. Richard U. Smith Jr., The Liber de cardinalibus Christi domini nostri operibus of the Lord Arnold, Abbot of Bonneval: Introduction and Critical Text with Notes, thèse, Dalhousie University, 1991. Texte intégral hébergé sur ce site : volume I, volume II et volume III.
  2. Richard U. Smith Jr., « The Eucharistic Meditations of Arnold of Bonneval: A Reassessment », Recherches de théologie ancienne et médiévale, 61, 1994, p. 115–135. Notice JSTOR.
  3. Richard U. Smith Jr., « An Unpublished Translation by Bishop Thomas Watson of a Spurious Sermon of St. Cyprian of Carthage », Recusant History (désormais British Catholic History), 21/4, 1993, p. 419–450. Cambridge Core.
  4. Gary Macy, The Theologies of the Eucharist in the Early Scholastic Period, Oxford, Clarendon Press, 1984, notamment p. 124–125 pour Arnaud.
  5. Jean Leclercq, « Les méditations eucharistiques d’Arnauld de Bonneval », Recherches de théologie ancienne et médiévale, 13, 1946, p. 40–56 ; et « Écrits monastiques sur la Bible aux XIe–XIIIe siècles », Mediaeval Studies, 15, 1953, p. 96–98.
  6. Guy-Marie Oury, « Recherches sur Ernaud, abbé de Bonneval, historien de saint Bernard », Revue Mabillon, 59, 1977, p. 97–127.
  7. Joseph-Marie Canivez, « Arnaud de Bonneval », Dictionnaire de spiritualité ascétique et mystique, t. I, col. 888–890.

Mariologie, dévotion et iconographie

  1. Dicastère pour la Doctrine de la Foi, note doctrinale Mater Populi fidelis, 4 novembre 2025, spécialement la note 21, qui cite le De laudibus.
  2. Stephen J. Shoemaker, « Mary at the Cross, East and West: Maternal Compassion and Affective Piety in the Earliest “Life of the Virgin” and the High Middle Ages », The Journal of Theological Studies, 62/2, 2011, p. 570–606. Notice JSTOR.
  3. Salvador Ryan, « The Persuasive Power of a Mother’s Breast: The Most Desperate Act of the Virgin Mary’s Advocacy », Studia Hibernica, 32, 2002–2003, p. 59–74. Texte intégral, Maynooth University.
  4. Pierre Bizeau et Louis Noirot, « Marie, notre avocate : Arnauld de Bonneval et le vitrail de la chapelle Vendôme en la cathédrale de Chartres », La Voix de Notre-Dame de Chartres, 105, 1961, p. 8–12. Notice SUDOC.

Les études modernes ne sont pas toutes d’accord sur la portée exacte de certaines formules. L’analyse ci-dessus s’appuie d’abord sur le texte d’Arnaud, puis distingue son contexte médiéval, sa réception ultérieure et les usages doctrinaux contemporains.

Catalogue commenté des œuvres

Commentarius in Psalmum CXXXII

Commentaire sur le psaume 132

Commentaire du psaume « Ecce quam bonum », consacré à l’unité fraternelle et à la vie commune. Le texte développe la lecture spirituelle d’un psaume particulièrement important pour la tradition monastique.

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De operibus sex dierum

Des œuvres des six jours

Traité consacré aux six jours de la Création. Arnaud y associe l’exégèse des premiers chapitres de la Genèse à une réflexion théologique sur l’ordre du monde et la restauration spirituelle de l’homme.

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De donis Spiritus Sancti

Des dons du Saint-Esprit

Réflexion sur les dons de l’Esprit Saint et leur action dans l’âme. Le traité s’inscrit dans une théologie de la grâce qui réordonne la mémoire, l’intelligence et la volonté.

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De cardinalibus operibus Christi

Des œuvres principales du Christ

Ensemble théologique centré sur les grands mystères de l’œuvre du Christ : Incarnation, Passion, Eucharistie, Résurrection et don de l’Esprit. Longtemps attribué à saint Cyprien de Carthage, le texte fut restitué à Arnaud grâce aux manuscrits médiévaux.

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De septem verbis Domini in cruce

Des sept paroles du Seigneur sur la croix

Méditation sur les sept paroles prononcées par le Christ en croix et sur leur portée spirituelle. La contemplation de la Passion y conduit à une lecture intérieure du salut.

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De laudibus beatae Mariae Virginis

Des louanges de la bienheureuse Vierge Marie

Traité marial consacré à la Vierge, à l’Annonciation, à l’Incarnation, à sa compassion au pied de la croix et à son intercession. Une traduction française est proposée sur le site.

Lire la présentation et accéder à la traduction française.

Vita prima sancti Bernardi, liber II

Première Vie de saint Bernard, livre II

Arnaud poursuit la biographie commencée par Guillaume de Saint-Thierry. Le livre couvre principalement les années 1130–1145 et présente Bernard comme un artisan de paix et d’unité dans l’Église.

Lire la présentation et accéder à la traduction française.

Expositio super Isaiam

Commentaire sur Isaïe

Commentaire du livre d’Isaïe encore inédit, attribué à Arnaud. Son statut invite à la prudence tant qu’une édition critique complète n’est pas disponible.

De beatitudinibus

Des Béatitudes

Texte inédit consacré aux Béatitudes, également attribué à Arnaud. Il complète le profil d’un auteur attentif à l’interprétation spirituelle de l’Écriture.

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